Énergies renouvelables : du nouveau sous le soleil

En la fin d’année 2017, les enquêtes publiques pour la création de centrales photovoltaïques au sol se sont multipliées.

L’occasion de faire le point sur la production d’énergie renouvelable en Loir-et-Cher.

Plutôt que le vent de la plaine de Beauce, le soleil de Contres, Danzé ou Saint-Julien-sur-Cher ? Depuis le 23 septembre, ce ne sont pas moins de quatre enquêtes publiques qui ont été ouvertes par la préfecture, pour la création de centrales photovoltaïques au sol. « Et il devrait y en avoir une cinquième, fin 2017 ou début 2018 » ajoutent Stéphanie Pascal, responsable de l’unité développement durable et croissance verte, et Patrick Gallois, chargé d’études, au sein de la direction départementale des territoires.
Si ces projets obtiennent au bout de cette ultime procédure leur permis de construire, le Loir-et-Cher comptera dix centrales photovoltaïques potentiellement réalisables. Une sacrée accélération pour un département où, à ce jour, on ne compte qu’une unique installation de ce genre en production : la centrale de Villefranche-sur-Cher, opérationnelle depuis la fin 2015, prévue pour délivrer une puissance annuelle moyenne de 11.000 MWh, soit les besoins d’environ 2.350 foyers (lire par ailleurs).
Si tous ces projets se réalisaient, le solaire pourrait bien supplanter l’éolien en Loir-et-Cher. L’explication de cet engouement pour nos rayons de soleil – tout de même pas si nombreux malgré le réchauffement climatique ? « Les premiers projets se sont réalisés dans le sud de la France, détaille Stéphanie Pascal, mais les terrains disponibles et compatibles avec cette activité commencent à s’y faire plus rare. Et comme la technologie des panneaux solaires a bien progressé, la production d’électricité solaire plus au nord est devenue financièrement intéressante. »
Il reste cependant une condition supplémentaire pour que le projet ait un intérêt économique : faire partie des lauréats de l’appel à projets national, piloté par la Commission de la régulation de l’énergie (CRE), ce qui ouvre droit au rachat de l’électricité produite à un tarif avantageux.
Permis de construire obligatoire mais pas suffisantEt là, c’est un peu la douche froide. Car le permis de construire – dont l’obtention nécessite environ deux ans de travail, y compris l’instruction par les services de l’État –, obligatoire pour déposer sa candidature, ne garantit pas d’être retenu. C’est ce qu’ont vécu les porteurs des projets déposés lors de la première période d’appel à candidatures (*) : Contres, Mer, Saint-Julien-sur-Cher et Danzé avaient tous été retoqués.
La bonne nouvelle, c’est qu’il peut y avoir une nouvelle chance. C’est ce qui s’est passé pour Contres : le projet de centrale au sol au lieu-dit « Château Gabillon », sur l’ancienne carrière de sable, de nouveau candidat pour la deuxième période, fait partie des 77 lauréats annoncés par le ministre Nicolas Hulot le 28 juillet dernier. Les autres n’avaient pas déposé de nouvelle candidature, ce qui laisse perplexe quant à la probabilité de voir ces projets se réaliser.
La troisième période de candidatures s’achève le 1er décembre prochain. Les projets de Savigny-sur-Braye (déjà détenteur de son permis de construire), Villeherviers, Montoire, Valencisse et Selles-Saint-Denis (tous en cours d’enquête publique) ont prévu de déposer leur dossier. De tous ces projets qui ont fleuri, il reste bien difficile de savoir combien donneront des fruits.
(*) Lancé en 2016 pour un volume total de 3.000 MW, l’appel à projets pour installations solaires de grande puissance comporte six périodes de candidatures réparties sur 3 ans.


Les enquêtes publiques pour la création de centrales photovoltaïques au sol tombent comme les feuilles mortes ces dernières semaines. La deuxième à sortir de terre devrait être à Contres.

On ne savait pas le taux d’ensoleillement du Loir-et-Cher si attractif, mais c’est un fait : les projets de création de centrales photovoltaïques au sol sont de plus en plus nombreux.

Au total, pas moins de 19 dossiers, à des niveaux d’avancement très différents, ont été recensés à ce jour par les services de l’Etat.

La procédure est longue, mais cinq permis de construire ont déjà été délivrés dans le département. Une centrale est déjà en service, à Villefranche-sur-Cher, et la prochaine pourrait se situer à Contres : le projet de la société Avenir solaire exploitation, sur le site de l’ancienne carrière de sable “Château Gabillon”, a obtenu l’indispensable sésame de la Commission de régulation de l’énergie le 28 juillet dernier pour sa centrale au sol d’une puissance de 5MWc (megawatt crête).

Par ailleurs, cinq nouveaux projets sont ou vont être soumis très prochainement à enquête publique pour des centrales au sol à Villeherviers, Montoire, Valencisse, Selles-Saint-Denis et Villefranche-sur-Cher. Et une bonne dizaine d’autres projets sont en réflexion…

La cause de l’engouement des porteurs de projet pour le soleil du Loir-et-Cher ? Une certaine saturation dans les départements du sud plus ensoleillés, et un meilleur rendement des panneaux photovoltaïques, qui font la rentabilité de ces projets. A condition d’obtenir le fameux sésame de la CRE, synonyme d’un rachat de l’électricité produite à un tarif avantageux…

Source : La Nouvelle République ici et ici